24.07.2008

lettre du congo

C'est un non voyage que j'ai fait au Congo. Coincée à Brazzaville, j'y ai vécu pendant quelques semaines la vie d'une femme d'expat. supermarche, boutiques , coiffeur, restaus, domestiques ( ici on dit boys ), ragots, tennis club, telenovelas, diners. On dit "le retour en France sera dur car jamais on ne retrouvera cette qualité de vie". Quelle qualité de vie? Pas de musée, pas de ciné, pas de mixité, pas  de curiosité. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes, je suis bien contente d'être une parisienne : pour rien au monde je n'échangerais ma carte UGC illimité contre la qualité de vie d'une femme d'expat au Congo.  

 

voir quelques photos ( non ce ne sont pas de sportraits d'expats!) 

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Commentaires

Tu dis exactement ce que j'avais pensé jadis au Burkina Faso quand nous cotoyions certains couples (ou familles) d'expat. En gros ils trouvaient jouissifs d'avoir de pauvres larbins pour effectuer à leur place toutes les corvées, pendant qu'eux-mêmes s'ennuyaient qui au travail, qui dans de répétitives mondanités en cercles fermés.
Ah et puis aussi ils avaient de bons comptes en banque.

Certains également étaient sur place pour des jobs qui j'aime à le croire étaient de réelle utilité pour le pays d'accueil.
Et la plupart traitaient correctement et sans mépris les personnes à leur service.

N'empêche, j'ai beau détester les corvées ménagères (et du coup rêver régulièrement d'avoir les moyens financiers de nous en décharger), j'avais pensé comme toi, et les cinés à profusion ?, et les amis ? et les bibliothèques, et les librairies et les musées ? On ne met visiblement pas tous la qualité de vie au même endroit.

Ecrit par : gilda | 24.07.2008

Oui, c 'est le cas : pour l'utilité des jobs*, pour le respect des personnes à leur service aussi, à la fois dans leur leur attitude ... et dans les salaires : beaucoup d'expats paient largement mieux leur personnel que ne le font les nationaux. Avec un bémol cependant : ceux qui méprisent les personnes à leur service les méprisent VRAIMENT. Ouvertement. Sans parler de ceux qui ont à leur service dans leur lit, une très jeune et jolie femme locale, qu'ils paient ( logée, nourrie, avec une complément de salaire hebdomadaire que l'on appelle pudiquement "argent de poche"), et dont il est très clair qu'à leur départ il faudra qu'elle se trouve un nouvel employeur.
Quant au compte en banque, c'est souvent la principale motivation de départ de beaucoup d'entre eux, même si, à Brazzaville, la cherté du coût du mode de vie des expatriés ( nourriture importée par avion, loyers hors de prix, restaurants et hôtels haut de gamme... ) amène à limiter les "économies" qui avaient motivé leur départ.
la vie culturelle est concentrée au CCF, celui de Brazzaville est d'ailleurs somptueux.... et avec de tels frais de fonctionnements et d'entretien courants qu'il en devient difficile de trouver les budgets pour monter les actions culturelles...!!!
*job et bénévolat : beaucoup de femmes d'expat s'impliquent dans des associations d'utilité publique.

Ecrit par : durrute | 26.07.2008

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